L’accent joue un rôle certain quand il s’agit de caractériser une personne en regard de sa communauté d’origine ou d’appartenance. Nous identifions aisément l’accent à adopter pour camper un personnage asiatique, africain, arabe, un banlieusard ou un aristocrate. La pop culture nourrit cette définition de caractéristiques langagières, notamment celles des communautés issues de l’immigration ou des classes les plus populaires. Celles-ci conditionnent un jugement de valeur : il y aurait une « bonne » manière de parler… et une « mauvaise », déclenchant le rire, mais aussi la méfiance. Comment le cinéma exploite-t-il ces différentes expressions d’une même langue ? Le film peut-il questionner cette forme de ségrégation ?