Colonisation

  • CINÉMA ET VILLE, UN BOULEVARD DE RÉSISTANCES PEU VISIBLES

    Monuments, ségrégation, contrôles, discriminations, désinvestissement des services publics, résistances, la ville est une fenêtre sur la structuration racialisée de notre société, avec ses propres codes. Comment le cinéma arrive-t-il à rendre compte de ces inégalités ? Avenue de la Joyeuse Entrée, 1000 Bruxelles (Monument) La ville, particulièrement Bruxelles, est souvent présentée comme un lieu de…

  • Le cinéma face à l’amnésie coloniale : l’effet placebo ?

    Depuis des décennies, la question de la décolonisation – majoritairement portée par des associations antiracistes et le monde académique – traverse la société belge avec beaucoup de résistance. En témoigne récemment le débâcle de la commission « Passé Colonial[[Valérie Rosoux, La Belgique face à son passé colonial : Genèse et naufrage d’une Commission parlementaire, Mémoires en jeu, 13/01/2024. memoires-en-jeu.com]] » au Parlement Fédéral fin 2023 ou les crispations réactionnaires vis-à-vis de la remise en question des hommages architecturaux rendus à la colonisation dans l’espace public. Le cinéma belge illustre explicitement cette « ignorance qui s’ignore », tant la colonisation belge est coupable de son absence, surtout dans les longs métrages de fictions.

  • Soundtrack pour un coup d’État : un documentaire qui décolonise les archives

    Janvier 1961, six mois après avoir été élu Premier ministre du nouvel État congolais, Patrice Lumumba est torturé et mis à mort avec la complicité active de l’État belge. Son sort déclenche un vaste mouvement de contestation international et est encore perçu comme emblématique des mouvements de décolonisation. Soundtrack pour un coup d’État de Johan Grimonprez apporte sur ces évènements un regard neuf. Il met en évidence leur dimension internationale tout en veillant à proposer une perspective ancrée dans des témoignages qui problématisent plus largement les enjeux d’une décolonisation inachevée. Entretien.

  • « Chez Jolie Coiffure », ou l’histoire d’une « invisible »

    Chez Jolie Coiffure raconte le quotidien de Sabine, coiffeuse dans la galerie du quartier Matonge, qui rassemble une large part de la communauté africaine de Bruxelles. Chez Sabine, on rit, on partage ses histoires d’immigration, ses histoires du pays et les projets de tontine[[Zygmunt Bauman, sociologue, explique ce qu’est la tontine : « Les tontines sont des associations regroupant des membres d’un clan, d’une famille, des voisins ou des particuliers, qui décident de mettre en commun des biens ou des services au bénéfice de tout un chacun, et cela à tour de rôle ».]]. Pour Rosine Mbakam, réalisatrice camerounaise vivant en Belgique, filmer Sabine et ses clientes est une façon de se réapproprier la narration sur les minorités et de porter un autre regard sur l’immigration en Belgique. Avec sa caméra, elle questionne les enjeux migratoires mais aussi la posture du public occidental dans le cinéma. Rencontre avec une réalisatrice qui réinvente les codes et redéfinit les frontières.